Extrait de Mouvements für Lachenmann.

       

LM Pas du tout la "mise en scène" et "chorégraphie" de Xavier Le Roy présentée à l'Auditorium du Louvre dans le cadre de l'événement Ouvertures en liaison avec la FIAC.

Salut für Caudwell, une imposture prétentieuse.

Inutile de s’appesantir sur un spectacle dont l'unique intérêt résidait dans sa brièveté.

La première image, de ce qu'il faut bien appeler une "chorégraphie" au vu du programme de l’événement, résume le parti-pris. Quatre artistes entrent sur le plateau, deux d'entre eux tiennent un instrument, une guitare acoustique, et s'assoient sur des chaises en fond de scène, les deux autres qui n'ont rien dans les mains, saisissent deux paravents et les cachent. Premier et unique sourire du spectateur qui se plaît à penser à un gag. Mais, il n'en est rien. Ceux qui restent à vue vont s’asseoir, en avant-scène, devant des partitions et n'en bougeront plus se contentant de "mimer ", avec un sérieux péremptoire, la musique qui vient des instruments dissimulés.

Hommage soit rendu aux deux véritables artistes du spectacle, les musiciens Gunter Schneider et Barbara Romen, qui font résonner la musique étrange d'Helmut Lachenmann ponctuée par les mots du poète Chistopher Caudwell et qui salueront avec beaucoup d'humilité quand celui qui s'autoproclame "chorégraphe" et "metteur en scène" daignera les libérer de leur coulisse punitive.

http://en.wikipedia.org/wiki/Christopher_Caudwell

Je mets un lien vers un site anglais consacré au poète marxiste, Christopher Caudwell, mort pendant la guerre d’Espagne pour défendre ses convictions. L'auteur d'Illusion and Réality (1937), "réquisitoire libertaire contre l'art bourgeois", est sans doute mort une seconde fois dans d'atroces souffrances - bien malgré lui - d'avoir été cité pour cautionner un spectacle suffisant dans un haut temple de la boboïsation.